vendredi 15 mars 2019

Ma misogame


Certes elle n’est pas parfaite, dire qu’elle l’est serait une parfaite prétention ; pourtant elle n’est pas loin de la perfection. Elle incarne une beauté interne si imposante que celle physique ne saurait égaler. 

Ne dit-on pas que chaque personne est unique en son genre ?
Eh ben elle l’est, il n’y a pas deux comme elle. Cette unicité, elle l’impose par son charisme, son aura et le plus important, par son anormalité.
Eh oui elle est anormale, irrécupérable à la limite. Le genre qui ne suit jamais la masse, qui crée toujours une différence aussi minime soit-elle, elle en crée quand même une. Elle est anormale parce qu’elle est imprévisible, le genre qui te dit non et oui à la minute d’après. Et cerise sur le gâteau, elle est spécialiste en tout.

Elle est sociologue… fin c’est elle qui le dit …rire… seulement elle raisonne selon ses propres théories. Ce qui fait d’elle une sociologue subjective. Chez elle, pas de « selon Weber ou Durkheim », c’est toujours selon moi… Eh oui selon Fatma la sociologue.
Elle est psychologue…rire… je préfère « elle se dit psychologue ». Pourtant, elle s’en sort, pas mal ; quelques soient tes maux elle trouve toujours les mots pour te réconforter.
Elle est biologiste, elle pourrait pendant plus de vingt minutes te parler des cellules et machins comme elle aime bien le dire ; quand bien même t’es pas intéressé, elle t’en parle quand même… C’est une perle.

Oui c’est une perle, mais une perle misogame. Elle a peur du mariage et tout ce qui va avec, donc évidemment des hommes. La raison ? Que dis-je ? … Les raisons ? Tenez-vous bien.
D’abord, elle pense qu’elle est trop chère, trop spéciale pour qu’on la vende, qu’aucun homme sur cette terre ne mérite son amour et son investissement … euh finalement je crois que j’ai omis un détail, son second nom est « zéro modestie » mais ça peu de gens le savent.

Ensuite elle trouve que les hommes se sentent supérieurs, qu’ils sont bêtes, dégoûtants, insupportables, fiers, égoïstes, autoritaires, curieux, fouineurs, incompréhensifs, jaloux, hypocrites, irrespectueux, frimeurs, menteurs, cons, pervers, méchants. Eh oui elle pense tout ça d’eux.
Elle a peur que ses rêves et ambitions soient brisés, qu’elle se retrouve du jour au lendemain malheureuse et prisonnière d’un homme qui n’a besoin que d’une gardienne de maison, clouée dans une déception amoureuse. Elle a peur que le divorce soit son unique issue, décevant ainsi sa mère et imposant cette vie à ses enfants. Elle a peur que ces derniers aient des pères différents, elle ne veut pas qu’ils vivent ce qu’elle a vécu. Elle a peur d’être du jour au lendemain la propriété privée d’un psychopathe, peur de devoir supporter une cohabitation bourrée de disputes, peur de se voir obliger d’être soumise et docile.

Elle trouve que les hommes (musulmans) sont de parfaits hypocrites, le genre qui utilise la religion comme prétexte pour justifier leurs actes dans leurs ménages et accumuler les femmes les unes sur les autres. La polygamie ? elle en a carrément peur ; elle préfère donc s’en éloigner.
Vous en rirez surement mais l’une des raisons est la laideur des hommes africains… Eh oui ils sont trop laids pour elle. Elle ne trouve pas sa place dans un monde où on n’épouse pas qu’un homme, mais avec lui toute sa famille provoquant plus de bas dans un couple que de hauts.
Elle n’aime pas le mariage parce qu’elle a peur de tomber sur un homme financièrement et socialement prêt, le genre qui n’a besoin que d’un objet sexuel au lieu d’une femme avec qui tout partager.

Bien qu’elle soit misogame, elle a quand même son genre d’homme, le genre qui ne court d’ailleurs pas les rues…rire… je vous le disais tantôt elle est anormale, misogame et rêveuse en même temps.
L’homme idéal pour elle c’est le genre pas trop beau mais pas trop moche non plus. Les yeux doivent être perçants, le regard intimidant et hypnotisant. Corps bien bâti, tout le contraire d’un maigrichon. Le genre pas trop dictateur mais assez responsable avec du caractère. Un homme qui l’aime et l’accepte comme elle est ; celui qui, juste par un regard lui fera comprendre ce qu’il veut ; celui qui pourra interpréter ses moindres gestes et états d’âme. Le genre d’homme serein, calme et non bavard. Un homme qui quand il parle c’est pour dire l’essentiel. Un homme pieux et pratiquant qui saura la mettre sur le droit chemin, le seul capable de la recadrer. L’idéal pour elle c’est en même temps un mari, un jumeau, un meilleur ami, un fils aîné, oui c’est celui qu’elle va considérer comme son premier enfant à force de prendre soin de lui et de le chouchouter. Elle s’est crue dans un film…rire…

Elle est misogame parce que son genre d’homme il ne court pas les rues.
Le genre qui court les rues est celui qui la pousse dans l’interminable profondeur de la misogamie.
Son genre c’est celui qu’on ne retrouve que dans les films ou dans les contes de fée.
Et cet homme parfait répondant à tous ces critères n’est pas prêt de quitter son royaume fantastique pour celui réel qu’est le nôtre.
Il n’est sûrement pas prêt.





Les oiseaux de nuit



Il existe un monde à part celui que nous connaissons tous
Il existe un monde différent de la journée qui a le privilège de connaitre les rayons de soleil

Cet autre monde est tout le contraire de la journée, il a été lui privé de cette lumière
Il est une parfaite incarnation de la tranquillité, il est tout ce qu’il y a de calme… de paisible… de placide… de serein
Il n’est animé que par la mélodie produite par les incessants va-et-vient du vent frais

On l’envie presque, on a presque envie de l’habiter… mais ça c’est sans compter ses pages sombres
C’est un monde qui est sombré dans le noir total… envahi par une immense obscurité… plongé dans les ténèbres… il est sombre et plein de terreurs. C’est un monde qui appartient aux noctambules, aux couche-tard, aux oiseaux de nuit

Cet autre monde peu de gens le connaissent
Pour les hommes normaux, ce monde n’est fait que pour dormir, reposer l’esprit et le préparer aux éternels challenges qu’abrite la journée
Ces normaux ne connaissent rien de ce monde nocturne… ils ne connaissent ni sa douceur ni sa tranquillité encore moins sa sombreur 
Ils ont été privés de cette autre facette de la vie par Morphée, qui les enlace dans ses énormes bras paisibles et les berce jusqu’au chant du coq
Par contre les oiseaux de nuit, eux ne connaissent que ce monde, ils le maitrisent dans toute sa profondeur… dans toute sa noirceur… oui dans toute sa sérénité
Ils le craignent parfois… oui ils en ont souvent peur
Ils ont peur de toute cette tranquillité accentuée, hébergée par tout ce noir profond
Pourtant ils n’ont point demander à appartenir à ce monde… non ils n’ont rien demandé de tel
Finalement, Jean Calvin avait raison en disant que le monde en tant que tel abritait deux catégories de personnes ; la première élue et la seconde damnée
Les oiseaux de nuit appartiennent donc à la seconde catégorie, celle damnée
Oui ils sont damnés à tenir la chandelle pendant que les autres se la coulent douce
Ils sont damnés à écrire, lire, chanter, parler seuls, juste pour tuer le temps car impossible de trouver le sommeil pendant que d’autres se sont longtemps séparés de leurs âmes errant paisiblement dans un tout autre univers, flânant sur les nuages 
Ils sont damnés à chaque nuit crier aussi fort qu’ils le peuvent le nom de Morphée pendant que ce dernier s’occupe de bercer les élus sans un seul regard pour eux
N’est-ce pas une injustice ?
Le monde n’est qu’injustice… la justice n’est que fantaisie
Oui pure fantaisie, le genre qu’on ne retrouve que dans les utopies où un chef parfait règne sur un peuple gai vivant dans une exhaustive justice
Ici sur terre, elle est inexistante…oui complètement inexistante
Au cas contraire il n’y aurait pas de damné, tout le monde serait élu
Tout le monde serait la bienvenue dans le royaume des songes
Personne ne passerait toute la nuit à chercher le sommeil sans l’ombre d’un succès
Morphée aurait suffisamment de place dans ses bras pour accueillir tous ces oiseaux de nuit
Mais hélas la justice n’est que fantaisie… oui pure fantaisie

vendredi 1 mars 2019

L’œil d’une citoyenne désolée


On dit souvent que pour connaitre un pays, il faut lancer un regard vers sa politique. Je ne vous assure pas qu’elle vous permettra de maitriser le pays de fond en comble, mais elle vous en dira quand même l’essentiel. C’est comme si elle était le reflet du quotidien du pays auquel elle appartient.
 La politique de mon pays s’inscrit dans cette logique ; observe-la de près, oui de très près et tu auras une idée sur mon pays, peut-être pas très exhaustive, mais tu en auras quand-même une.

Je viens d’un pays à qui Dieu a tout donné… oui il lui a tout donné… ses terres sont très riches… que dis-je ? elles sont immensément riches, elles contiennent de la bauxite, du fer, du diamant, de l’or, de l’uranium, du pétrole, du phosphate, du manganèse… Et oui c’est un « scandale géologique ».
Vous vous doutez d’où je viens ? Non j’en doute ! Je vais quand même vous aider à vous en douter.

Je viens d’un pays de l’Afrique de l’ouest où nombreux fleuves prennent leur source… Et oui c’est le « Château d’eau de l’Afrique de l’Ouest ».
« Scandale géologique », « château d’eau de l’Afrique de l’Ouest », ce pays n’est pourtant pas en mesure de satisfaire les besoins les plus primaires de la majeure partie de sa population.

Vous vous doutez d’où je viens ? Je suis sûr que oui ! je suis sûr que vous vous doutez que je viens de la Guinée.

Oui ! je viens de cette Guinée naturellement riche mais dont la plupart des habitants sombre dans une indescriptible pauvreté.

Oui ! je viens de cette Guinée, ce château d’eau où les habitants sont obligés de trainer des bidons de vingt litres en quête d’eau potable.
Oui ! je viens de cette Guinée où l’électricité fait un éternel va-et-vient à longueur de journée.

Oui ! je viens de cette Guinée aux routes dégradées, détériorées.
Oui ! je viens de cette Guinée où pour être employé, le « quelles sont vos expériences ou compétences » ne compte pas, mais plutôt le « qui vous a recommandé ».

Et oui, bienvenue chez moi ; chez moi où on t’emploie rarement pour tes compétences, mais toujours pour tes « relations ».
Oui ! je viens de cette Guinée où les communautés ethniques se considèrent mutuellement comme des ennemis. Cette rivalité ethnique guinéenne se retrouve même dans sa politique.

Je vous le disais tantôt, la politique de mon pays reflète sa réalité
Alors cette politique on en parle ?

Cette politique dont les partis ne sont pas des partis politiques en tant que tels, non! loin de là, ce sont plutôt des rassemblements ethniques.
Oui j’ai bien dit rassemblements ethniques ; quelle autre appellation pourrais-je donner à des partis où tous les membres appartiennent tous ou presque tous au même groupe ethnique.

Cette anormalité me brûle de l’intérieur, oui ça me fait mal de voir que chez moi on ne vote pas un candidat parce qu’on voit en lui l’avenir… Non, on ne vote pas un candidat parce qu’on voit en lui de l’espoir, parce qu’on le croit capable de bien diriger le pays, de régler ne serait-ce que la moitié des difficultés auxquelles nous sommes confrontés… Non, on ne vote pas un candidat parce qu’on voit en lui cette capacité aussi minime soit-elle de gérer à bien les deniers publics.
On ne vote pas en tant que citoyen préoccupé par le bien être de son pays ; bien au contraire, on vote en tant que membre d’un groupe ethnique, on vote dans l’intention de voir quelqu’un du même groupe ethnique que nous diriger le pays.

C’est désolant ! oui tellement désolant ! mais bienvenue chez moi.

Et on se demande pourquoi on n’avance pas, on se demande pourquoi on ne se développe pas. Mais comment pouvons-nous avancer avec de telles idéologies ? Comment pouvons-nous nous développer avec cet esprit ethnocentriste ?
J’ai beau chercher, oui j’ai beau analyser, mais je ne vois pas comment, je ne trouve pas comment se développer sans union, oui sans cette union qui fait la force.

Et ces politiques, on en parle ?

Oui je parle bien de ces hommes politiques qui au lieu de rassembler, préfèrent diviser pour régner.
Oui je parle bien de ces hommes politiques qui sont tous prometteurs et non réalisateurs.
Oui je parle bien de ces hommes politiques qui ont une telle soif du pouvoir qu’ils feraient n’importe quoi rien que pour l’avoir.

Alors Kôrô on en parle ?
Je parle du premier président venu par la voix des urnes ; de celui que les guinéens ont massivement voté en 2010 ; oui je parle de celui qu’ils ont encore voté en 2015.
De celui qui a gagné la confiance des guinéens au point de dire oui à son souhait de briguer un second mandat. Mais a-t-il gardé cette confiance ? j’en doute.
Oui j’en doute parce que nous sommes toujours dans les rues à la recherche d’eau potable.
Oui j’en doute parce que malgré les barrages hydro-électriques comme Kaléta, Souapiti, Amaria, nous sommes toujours confrontés aux coupures d’électricité fréquentes; pourtant on en vend aux pays voisins.

Je ne suis pas contre cette idée d’en vendre, non loin de là ; mais je pense que le fait qu’on se mette à vendre de l’électricité devrait supposer qu’on a une autosuffisance énergétique. Mais loin de là, à Conakry, pas besoin de voir une ampoule allumée pour se rendre compte qu’il y a le courant ; juste les cris, oui rien que les cris de joie de la population vous renseignent sur la venue du courant. Et parfois on n’a même pas fini de crier qu’il s’en va d’où il vient.

C’est injuste, oui injustement injuste : mais bienvenue chez moi. 

Vous me direz que son régime a connu la création d’infrastructures, d’hôtels un peu partout dans la ville. Certes oui mais pour qui sont-ils ? Nous guinéens ? Désolée mais j’en doute, parce que pendant que ces hôtels servent de décor dans la ville, il y’a un nombre incalculable d’SDF qui luttent contre vents et marrées en admirant de loin ces hôtels.

C’est injuste, oui injustement injuste : mais bienvenue chez moi.

Je doute qu’il ait gardé cette confiance du moment où là oui juste là devant ses yeux on insulte notre constitution sans qu’il ne pipe un seul mot. Je me souviens encore de cette phrase de l’ambassadeur de la Russie en Guinée comme si c’était hier : « les constitutions ne sont ni dogme, ni coran, ni bible. Les constitutions s’adaptent à la réalité, mais pas le contraire ». N’est-ce pas une ingérence ? pourquoi n’a-t-il pas réagi? Est-ce par peur que les relations diplomatiques se dégénèrent ? Ou est-ce parce que le fait que les constitutions ne soient pas dogme comme l’a dit M. Alexandre Bregadze ne le dérange pas autant que ça ? Au contraire est-ce parce que ça l’arrange ? J’espère que non, j’espère de tout cœur que non. Pour en être sûr, rendez-vous en 2020. 
 
Alors Kôtô on en parle ?

Je parle de cet éternel opposant ; de ce chef de file de l’opposition, de ce président du principal parti de l’opposition guinéenne.
Oui je parle de celui qui dénonce jour et nuit la défaillance du parti au pouvoir. Mais qu’est-ce qui nous dit qu’il n’en fera pas autant ou pire s’il devient président ?
Oui je parle de cet opposant qui dit qu’il ira jusqu’au bout, au risque de se sacrifier s’il le faut.

Oui je parle de celui qui organise des manifestations dans les rues, oui ces manifestations qui ont fait une centaine de morts, oui ces morts qu’il met sur le dos du pouvoir en place.
Mais est-ce réellement de la faute du pouvoir en place ? Est-ce le gouvernement qui demande à ces jeunes de sortir manifester dans les rues quitte à y laisser leurs vies ?

Pense-t-il à ces innocentes vies perdues dans les rues juste parce qu’il veut montrer son mécontentement ? Ne peut-il pas le montrer autrement ; oui autrement sans qu’une seule goutte de sang ne coule ?

Pourquoi ai-je l’impression que cette course au pouvoir n’est plus qu’un défi pour lui ? oui juste un défi ; j’ai l’impression que ce n’est plus une envie de changer les choses, que ce n’est plus pour faire prospérer le pays non ; peut-être que ça l’a été avant, mais plus de nos jours. J’ai l’impression qu’il est juste obsédé par ce défi qu’il veut à tout prix relever.  
Pourquoi ai-je l’impression que tous ces maux qu’il dénonce ne lui font pas autant mal que ça ?
Oui j’ai l’impression que s’il les dénonce c’est uniquement pour porter préjudice au gouvernement, oui qu’il le fait dans le seul et unique but de le décrédibiliser.

Alors Kaporo Rails on en parle ?

Quand est-ce que vous allez arrêter de tout politiser dans ce pays ?
Je vous rappelle qu’il y a aussi des dimensions humaines qui sont de surcroit les plus importantes.
Pensez-vous à tous ces gens qui sont dorénavant sans abris ? oui à ces gens livrés à la merci des intempéries naturelles ?

Vous Kôrô, oui vous l’actuel président du RPG, avez-vous oublié votre discours de 2016 ? N’aviez-vous pas promis que certes ils seront délogés parce que ces terres appartiennent au gouvernement mais certainement pas avant de leur avoir trouvé de nouveaux logements ? était-ce nécessaire de le promettre si vous saviez que vous n’alliez pas le réaliser ? Oui je sûr que vous en étiez conscient ; mais c’était quand même nécessaire de le promettre pour rassurer le peuple guinéen qu’il a fait le bon choix en vous réélisant.

Et vous Kôtô, oui vous l’actuel président de l’UFDG et chef de file de l’opposition, n’avez-vous pas entendu votre vice-président chargé des questions économiques Kalemodou parler ? N’avez-vous pas vu cette contradiction entre ce qu’il a dit et ce que vous avez dit il y a une vingtaine années de cela ?  Oui c’est contradictoire. Que dis-je ? C’est extrêmement contradictoire, parce que vous aussi vous étiez pour le déguerpissement des populations de Kaporo rails. Mais bien sûr comme l’actuel gouvernement s’y mêle vous éternel opposant vous ne pouvez que dénoncer.
Oui vous dénoncer mais pas parce que ces gens souffrent et sont sans abris, non loin de là. Tout ce qui compte c’est que vous avez là une occasion en or de saboter le pouvoir en place en disant que « c’est une honte pour le gouvernement ».

Au fond c’est clair que ces gens qui sont dans les rues ça vous ne dit rien, oui ces enfants qui sont sans abris en pleine année scolaire ça ne vous dit rien, vous en avez absolument rien à foutre.
Et pendant ce temps le reste de l’opposition se réuni autour d’une soi-disant convention.

Alors cette convention on en parle ?

Oui je parle bien de cette « convention de l’opposition démocratique », une convention prédestinée à l’échec ; oui j’ai bien dit à l’échec. Comment pourrait-elle perdurer si elle n’est basée que sur mascarade ; comment peut-elle tenir si le président du principal parti de l’opposition de surcroit le chef de file de l’opposition n’y a pas participé. Comment cette convention de l’opposition peut-elle résister face au pouvoir si les membres ne sont pas sur la même longueur d’onde. Tout n’est que manipulation… Oui ! pur manipulation.

J’en suis désolée ! Oui tellement désolée de toutes ces injustices sous mon regard impuissant.

J’en suis désolée ! Oui tellement désolée de toute cette désunion qui chamboule incessamment mon pays.

J’en suis désolée ! Oui tellement désolée de voir toute cette souffrance, supplice, peine, inquiétude… Ya redondance je sais ; mais il le faut, oui il le faut pour exprimer toute cette affliction de ma Guinée alors qu’elle a tout, oui tout ce qu’il faut pour être heureuse. 
 
Ceci est un regard désolant sur les réalités de mon pays…

Ceci est un regard exaspéré devant toute cette triste réalité…

Ceci est mon regard…

Ceci est l’œil d’une citoyenne désolée… 

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